Découvrir Philip Glass en 10 œuvres
Par |
De ses premiers quatuors aux grandes fresques orchestrales, Philip Glass a bâti un univers sonore unique, entre radicalité hypnotique et lyrisme envoûtant. Voici un parcours chronologique en dix œuvres majeures, pour plonger dans cinquante ans de création et mesurer l’ampleur de son héritage.
1966-2014 : Quatuors nos 1 à 7
Étonnant parcours, depuis les souvenirs du Stravinsky le plus austère du début (Quatuor n° 1) aux gestes chorégraphiques (Quatuor n° 7) en passant par des échos des bandes son de films (Mishima dans le Quatuor n° 3), guidé avec maestria par un impeccable Quatuor Tana.
Quatuor Tana
Megadisc Classics (2 CD). 2017.
1971–1974 : Music in Twelve Parts
Plus de trois heures de musique radicale, fascinante, hypnotique et répétitive. Les bases du langage de Glass.
The Philip Glass Ensemble
Orange Mountain Music (4 CD). 2006.
1975-1976 : Einstein on the Beach
Opéra « minimaliste », conçu en collaboration avec Robert Wilson et sans narration, dont le style fait écho au cycle précédent. Existe en vidéo (2 DVD Opus Arte) une captation de l’étourdissante production présentée au théâtre du Châtelet, à Paris, en 2012.
The Philip Glass Ensemble, Michael Riesman (direction)
Sony Classical (4 CD). 1978.
1979-1980 : Satyagraha
Opéra sur Gandhi avec un livret en sanskrit. Glass y élargit son vocabulaire harmonique et sa puissance dramatique.
Chœur et Orchestre du The New York City Opera, Christopher Keene (direction)
Sony Classical (3 CD). 1984.
1981 : Glassworks
L’accès sans doute le plus facile à l’univers de Glass. Toujours efficace et indémodable.
The Philip Glass Ensemble, Michael Riesman (direction)
Sony Classical (1 CD). 1981.
1982 : Koyaanisqatsi
Musique, devenue culte, pour le film documentaire expérimental de Godfrey Reggio, basé sur trois prophéties des Hopis (Amérindiens) à forte portée écologique.
The Western Wind Vocal Ensemble, ensemble instrumental, Michael Riesman (direction)
Orange Mountain Music (1 CD). 1998.
1983 : Akhnaten
Troisième grand opéra biographique, consacré, après Einstein et Gandhi, au pharaon Akhenaton. Glass déploie un langage plus immédiatement lyrique et une riche orchestration. On peut voir cet opéra tel que l’a présenté le Metropolitan Opera de New York en 2019 (1 DVD Orange Mountain Music).
Chœur et Orchestre de l’Opéra d’État de Stuttgart, Dennis Russell Davies (direction)
Sony Classical (2 CD). 1987.
1987 : Concerto pour violon n° 1
Orchestration rutilante, énergie inépuisable, lyrisme éperdu : séduction immédiate.
Gidon Kremer (violon), Orchestre philharmonique de Vienne, Christoph von Dohnányi (direction)
Deutsche Grammophon (1 CD). 1992.
1991-2012 : Études pour piano
Parmi la dizaine de versions désormais disponible, voici la plus lyrique, la plus colorée, la plus délicatement nuancée et la plus généreusement expressive.
Vanessa Wagner (piano)
InFiné (2 CD). 2025.
1996 : Symphonie n° 4 « Heroes »
Philip Glass a composé ses Symphonies nos 1, 4 et 12, respectivement en 1992, 1996 et 2019, d’après trois albums de David Bowie et Brian Eno : Low, Heroes et Lodger. Il y entendait « des influences issues de la musique du monde, de l’avant-garde expérimentale et du rock and roll » qui redéfinissaient « l’avenir de la musique populaire ».
Orchestre symphonie de Bâle, Dennis Russell Davies (direction)
Orange Mountain Music (1 CD). 2012.




