Synopsis : 

Pierre ( Michel Piccoli) , architecte d’une quarantaine d’année est victime d’un accident de la route. Ejecté de son véhicule, il gît sur le bord de la route, inconscient. Il voit alors sa vie défiler, revivant ses regrets, ses doutes, son passé avec Hélène, sa maîtresse qu’il voulait quitter mais aussi celle avec Catherine, son épouse…

Réalisé par Claude Sautet en 1970 et avec Paul Guimard et Jean-Loup Dabadie en scénaristes, il porte à l’écran l’inséparable duo Schneider/Piccoli. Une première collaboration qui se poursuivra dans Max et les Ferailleurs, puis dans César et Rosalie. Le duo se retrouvera chez Sautet une dernière fois dans Mado, en 76. Ensemble, ils subjuguent le public, ainsi que la critique et ne se lâcheront plus.

Datant de 70, ce film est pourtant indémodable, traversant le temps sans jamais prendre une ride. Il raconte une chose intemporelle : le désordre des sentiments.
Si certains diront qu’il narre simplement l’histoire d’un homme qui hésite entre sa femme ( Léa Massari), et sa maîtresse ( Romy Schneider), le film dessine petit à petit, les tourbillons d’une vie. Celle de Pierre, qui, par son indécision agace et fait souffrir tout le monde. Rester avec Catherine ? Tout lâcher pour Hélène ? Puis regretter, et faire chemin inverse… Hélène, elle s’accroche à Pierre, à qui elle donne un peu de sa liberté. Pierre, lui, hésitant, froid, comble l’écran, et ses silences, aussi « cruels que touchants », nous transpercent. Les deux se complètent à merveille. Schneider, par sa beauté et la douceur qu’elle incarne a ce don de dépasser le quotidien pour le rehausser à une dimension « romanesque, presque lyrique ».
Dans Les choses de la vie, tout le monde fume et ce n’est pas un hasard, c’est un  élément à part entière du film. Fumer pour se donner une contenance, quand les mots nous échappent. Et ce film s’attarde justement sur les non-dits d’une histoire d’amour. La caméra de Sautet se penche sur les visages, pour en sublimer les regards, qui, comme les non-dits sont capitaux. Elle se saisit des failles et des ambigüités qui habitent les personnages.

Musique du film : 

C’est la première collaboration entre Sarde et Sautet, première d’une longue série. C’est à 16 ans qu’il compose cette musique envoûtante. C’est d’ailleurs à cette occasion que naîtra la Chanson d’Hélène, enregistrer en bonus, musique infiniment triste, interprétée par Romy Schneider et qui restera gravée dans les mémoires. Sarde joue sur les climats, les émotions, se rapprochant au plus près de l’histoire des personnages, composant des partitions autour d’une histoire d’amour mélancolique et tragique.

Compositeur :

Philippe Sarde (1948-) est le compositeur de 250 musiques de films. Il a été nommé 10 fois aux  César et récompensé en 1977 pour Barocco de Téchiné. Il a collaboré avec Claude Sautet sur l’ensemble, ou presque, de son œuvre cinématographie. De Bertrand Tavernier à André Téchiné en passant par Georges Lautner, le compositeur aimait à varier les genres, convoquant régulièrement des jazzmans comme Chet Baker, Ron Carter ou encore Buster Williams.

Réalisateur :

Claude Sautet ( 1924-2000), est un réalisateur et scénariste français. Il a, avant d’être réalisateur, été quelque temps critique musical pour le journal Combat. Réalisateur de 14 films, il a remporté deux César du meilleure réalisateur, en 1993 pour Un Coeur en hiver et en 1996 pour Nelly et Monsieur Arnaud.

Pour plus d’informations