Le 9, 10,11 janvier prochain se tiendra à la Philharmonie de Paris «Transfiguré – 12 vies de Schönberg », mis en scène par Bertrand Bonello. Réalisateur, ses films ont souvent été présentés en compétition à Cannes  et il a obtenu en 2001 le prix FIPRESCI pour son film Le Pornographe, avec Jean Pierre Léaud.

La musique est son berceau d’enfance et Schönberg lui a souvent porté chance. Aborder son œuvre de façon chronologique semblait donc être une évidence pour le réalisateur, rendant ainsi perceptible l’invasion du chaos politique qui a bouleversé sa vie d’artiste et d’homme.

Cela commencera  avec l’ensemble de chambre de La Nuit transfigurée, expression de l’intime à laquelle succèdera tout naturellement le grand orchestre de Pelléas, qui pousse dans ses derniers retranchements le langage post-romantique. Puis ce sera la rupture, avec le monde atonal ouvert par les Pièces pour piano de l’opus 11.

Dans ce format expérimental où les effectifs se télescopent, il faudra à la fois se montrer imaginatif et pragmatique, attentif aux réalités des musiciens, des techniciens, du lieu. Privilégier les contrastes tout en suivant ce fil historique, donner une évidence sensible à cette révolution intellectuelle, en associant les notes aux mots et aux peintures de Schönberg, voilà le défi que s’est lancé Bertrand Bonello.