Sonus Faber Sonetto III G2

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Published On: 20 novembre 2024|
Temps de lecture : 3 minutes

L’enceinte acoustique Sonetto III G2 n’est pas qu’une version améliorée de la Sonetto II, elle offre des propositions musicales au charme particulier qui soutiennent le dessein musical des interprètes.

Hi-Fi, Sonus Faber Sonetto III, enceinte acoustique ©SDP

Crédit photo : SDP

Si la Sonetto III G2 remplace la Sonetto III, elle n’en offre pas une simple version améliorée. À un modèle à trois voies succède en effet une enceinte colonne à deux voies et demie. La Sonetto III possède un filtre apte à corriger les accidents de phase, point très important pour la cohérence de la scène sonore et la véracité des timbres, là où d’autres constructeurs s’acharnent surtout à linéariser la courbe de réponse. Deux haut-parleurs de médium-grave de 16,5 cm à membrane en pulpe de papier s’associent à un tweeter à dôme en soie de 28 mm doté d’un procédé d’amortissement sophistiqué (DAD).

La conception bass-reflex est originale puisqu’elle présente deux évents, l’un au pied de l’enceinte pour le grave et un autre à l’arrière pour le médium. Mélange harmonieux de bois et de cuir l’enceinte au galbe original est disponible en laque noire, Wengé et noyer.

Écoute

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On peut nourrir une légitime méfiance quand on parle de « signature sonore » dans le domaine d’une Hi-Fi toujours à la recherche d’une hypothétique vérité, cependant certaines propositions musicales ajoutent un charme particulier qui peut soutenir le dessein musical des interprètes. Dès les premières notes de piano (Concerto en sol de Ravel par Grosvenor) on sent que l’aventure va être passionnante car au-delà de la reproduction fidèle de l’attaque du son et de sa propagation dans l’espace la présence musicale est saisissante, impérieuse et magnifique. La sensualité des entrées instrumentales, l’étoffe de ce basson singulièrement mélancolique, les cordes brumeuses d’une densité harmonique inhabituelle, l’expressivité du geste musical sont merveilleusement sublimés.

Dans un genre différent la profusion des modes de jeu dans Kapsberger (Rolf Lislevand) est soulignée sans ostentation et respecte les plans sonores fortement étagés de la prise de son, depuis les luths très détaillés au premier plan jusqu’à un orgue et des percussions diversement échelonnés, là encore la magie opère en dépit d’un grave un peu en retrait sur le plan du détail et du timbre.

On retrouve ce léger déséquilibre dans la version jazz de Edith and the Kingpin d’Herbie Hancok, à une guitare idéalement dynamique, un piano de grande classe et une voix terriblement attachante répond un grave moins expert à reproduire une assise rythmique exceptionnellement tenue. Avec l’orchestre d’Alexis Kossenko (Colin de Blamont, Le Retour des dieux sur la terre) une finesse sans tiédeur, la remarquable aisance à faire entendre les parties intermédiaires et la vérité troublante de la mise en espace de l’orchestre concourent à une restitution très naturelle. On note pourtant un léger déficit de transparence du côté des basses de l’orchestre. En dépit de cette menue réserve l’expérience musicale vaut le détour car les Sonetto III G2 révèlent l’essence musicale d’un enregistrement.

Pour plus d’informations

Prix : 4 499 € la paire

Sensibilité : 88 dB

Impédance : 4 Ohms

Dimensions (H x L x P) : 105,8 x 28,7 x 35 cm

Poids : 25,8 kg

Origine : Italie

www.sonusfaber.com

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