Élève en composition de Max Reger, le Suisse Othmar Schoeck nous laisse quelque 400 lieder, tous inspirés par la poésie romantique germanique, Joseph von Eichendorff ayant été son poète préféré. Leur facture musicale s’éloigne peu du lied romantique allemand dans un langage tonal, sans audace harmonique particulière. Le présent recueil regroupe près de 40 pages de jeunesse, rédigées entre 1900 et 1918, certaines apparaissant en première au disque. Les poètes, outre Eichendorff, en sont Goethe, Heine, Mörike, Uhland, Hesse, Spitteler et d’autres, moins célèbres.

La discographie, déjà riche, compte quelques réussites notables, dont celles signées Dietrich Fischer Dieskau avec Margrit Weber (Deutsche Grammophon, 1958) et avec Hartmut Höll (Claves, 1988). Une intégrale est même en cours chez Jecklin, avec des interprètes de tout premier ordre. Cet enregistrement de Clemens Morgenthaler et du pianiste allemand Bernhard Renzikowski se hisse à un niveau très honorable, même si la voix du baryton suisse n’a pas toujours la sûreté et la séduction des références citées. Reste que cette sélection se montre très bien conçue.

« Frühe Lieder »

Clemens Morgenthaler (baryton),
Bernhard Renzikowski (piano)

Querstand VKJK 2015. 2019-2020. 1h18

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