Un ouvrage richement illustré, pour toutes et tous, qui offre un éclairage nouveau sur une histoire encore trop méconnue !

Depuis son inauguration il y a un siècle, l’Opéra de Lille a connu une succession de moments de gloire et d’avanie, et l’on espère que le nouveau départ pris en 2003 sous la direction de Caroline Sonrier marque définitivement la fin des heures sombres. Richement illustré, le volume publié à l’occasion de ce centenaire est d’ailleurs nettement divisé en deux parties, pour qu’on ne confonde pas un présent assez radieux, il est vrai, avec un passé chaotique, marqué par plusieurs fermetures inopinées pour raisons budgétaires et par deux occupations allemandes, le bâtiment ayant été utilisé par l’ennemi pendant les deux guerres. Grâce aux travaux accomplis par une équipe de chercheurs à travers des archives dispersées, il est possible de retracer les heurs et malheurs du majestueux édifice dont les destinées ont parfois été associées à celles de l’Atelier lyrique de Tourcoing ou du Théâtre Sébastopol, construit à titre provisoire en 1903 après l’incendie du Théâtre Lequeux qui datait de 1785. Le cas lillois reflète bien les avatars du genre lyrique en un siècle qui l’a vu tomber en désaffection, puis renaître à partir des années 1970 grâce aux baroqueux, aux metteurs en scène et au renouveau de la création, trois aspects que la direction actuelle a su privilégier en fidélisant les artistes et avec de brillantes réussites à la clé.

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