La Folle Journée avance pleins phares

Par |Published On: 20 décembre 2024|

Pour la trente-et-unième édition de La Folle Journée de Nantes, le public est convié à partir en voyage à travers les « villes phares ».

Folle Journée 2024 ©CLACK - Romain Charrier

Crédit photo : CLACK – Romain Charrier

Il a fallu aménager le calendrier, modifier un peu le programme sans changer le nombre de concerts (trois cents) et supprimer un orchestre. René Martin n’avait pas le choix : il venait d’apprendre la suppression de 180 000 € de subventions par la Région Pays de Loire. Pas question de léser le public ni de le priver de lumière. Les villes phares doivent en effet éclairer la trente-et-unième édition de La Folle Journée. Le public pourra ainsi visiter, par la musique, de lieux de création qui, chacun à leur tour, ont aimanté les artistes et fait rayonner la culture. « Je voulais mettre en perspective des villes qui ont joué un rôle capital dans l’histoire de la musique, explique René Martin. Ces villes, très attractives, avaient également une grande puissance économique qui permettait la construction de salles et des théâtres. Venise, par exemple, fut une plaque tournante commerciale et disposait de nombreux opéras. Londres, aux XVIIe et XVIIIe siècles, attira de nombreux compositeurs étrangers, l’exemple le plus célèbre restant Haendel. Et Vienne devint la capitale du XIXe siècle, place que lui ravira Paris le siècle suivant à la faveur des expositions universelles de 1889 et de 1900. »

La Venise de Monteverdi, le Londres de Haendel, la Vienne de Haydn et Schoenberg, le Paris de Fauré, Debussy et Ravel, le New York de Gershwin et Reich, seront autant de phares qui baliseront les cinq journées de festivités, réunissant pas moins deux mille artistes entre la Cité des Congrès de Nantes et l’Espace CIC Ouest. Cent cinquante mille places dont dix mille scolaires sont ainsi proposées aux visiteurs qui pourront également envisager un détour par l’Europe centrale, entre Budapest, Prague, Leipzig et Saint-Pétersbourg.

 Un public de plus en plus jeune

Cette programmation thématique permet à un large public de s’initier ou de se familiariser avec le répertoire et d’attirer ainsi « un public de plus en plus jeune, très familial » précise René Martin. « La moyenne d’âge se situe autour de 40-45 ans et chaque édition compte, selon nos études, entre 15% et 20% de nouveaux spectateurs ». Ce succès s’appuie également sur une politique tarifaire très étudiée (« 15 € en moyenne »), avec de nombreuses réductions et exonérations.

Et puis La Folle Journée reste une « vitrine fabuleuse » pour les jeunes artistes comme le rappelle son créateur. « La manifestation a un rôle moteur dans ce domaine. De nombreux responsables de salles et de festivals viennent à Nantes pour découvrir les nouveaux ensembles et des solistes à suivre. » Prêts à partir en voyage ?

Pour plus d’informations

La Folle Journée, du 29 janvier au 2 février

« Villes phares »

www.follejournee.fr