Choisir la date du 21 juin pour présenter une nouvelle enceinte, a fortiori un modèle connecté, relève autant du défi que de la promesse. Ces produits ont la faveur du grand public, mais ils ne peuvent pas tous assurer faire la fête de la musique. Si un constructeur tel Jean-Marie Reynaud décide de prendre part à cet élan collectif, c’est qu’il a de bonnes raisons et va proposer une réalisation originale.

Originale, l’Agapé l’est incontestablement par sa conception et, en conséquence, son volume. Inutile de vouloir en effet la glisser dans son sac : ses presque 50 cm de largeur et 20 kg l’interdisent formellement. Dans un coffret en MDF de 19 mm d’épaisseur logent pas moins de cinq haut-parleurs, chacun dans son volume propre, et destinés à apporter une qualité d’écoute à la hauteur de la réputation du constructeur charentais. Autour d’un boomer de 14 cm de diamètre se répartissent ainsi deux haut-parleurs de médium de 10 cm à cône en papier et deux tweeters à dôme en soie synthétique de 28 mm. Un système de filtrage et une amplification de classe D animent ces cinq transducteurs auxquels pourront accéder des fichiers numériques en haute résolution (jusqu’à 24 bits/192 khz) via le Bluetooth, l’AirPlay, une entrée optique et une USB-B sans négliger une entrée analogique en mini-jack. S’y ajoutent bien sûr les services de streaming tels Qobuz, Tidal, Spotify Connect, Deezer, etc. 

Écoute

À la vue de cette enceinte, on s’attend à entendre bien plus de musique que ce à quoi peuvent prétendre tant de produits connectés à la mode, à peine plus volumineux qu’un étui à lunettes ou un livre de poche. L’Agapé ne déçoit pas : le son se déploie généreusement dans la salle, installé sur un grave solide et stable. Mieux, elle permet de retrouver les qualités et la musicalité propres à la marque : beaucoup de détails, de lumière, une lisibilité de tous les instants sans la moindre sensation d’éblouissement ou d’aveuglement. L’aigu se montre ainsi très précis et ouvert, capable de reproduire les acoustiques de salle comme la disposition des pupitres d’un orchestre. La restitution est stéréophonique, ne l’oublions pas. Le médium offre autant de saveurs que de couleurs et respecte scrupuleusement les subtils dégradés des instruments anciens ou le velouté d’un (bon) violoniste. Comme à l’accoutumée, cette Jean-Marie Reynaud respire à pleins poumons, préserve l’énergie de chaque note et les contrastes de chaque phrase. Connectée, cette enceinte l’est prioritairement à la musique. Aussi le parrainage du 21 juin prend-il tout son sens.

Prix : 1 650 €
Dimensions (L x H x P) : 48 x 23 x 28 cm 

Poids : 18 kg

Renseignements : jm-reynaud.com

Pour : des qualités musicales évidentes…
Contre : … qui nécessitent un certain encombrement