Brillante interprète d’opéra, ce que confirmait son premier disque, « Arias for Josepha » (Sony Classical), consacré à Mozart et à ses contemporains, la soprano Sarah Traubel s’essaie au genre plus intime du lied. La Lorelei et surtout O lieb so lang du lieben Kannst (Rêve d’amour no 3) de Liszt sont mieux connus dans leur version pour piano seul, tandis que les Rückert-Lieder de Mahler et les quatre Derniers lieder de Strauss sont écrits au départ pour voix et orchestre.
Helmut Deutsch a déjà enregistré Liszt avec Diana Damrau (Erato, 2011), puis avec Jonas Kaufmann (Sony Classical, 2020, Classica no 237). Comme le reconnaît cet éminent accompagnateur dont on ne peut qu’admirer la finesse du jeu, la transcription implique nécessairement une perte. Dans le cas de Strauss en particulier, il est impossible de conserver toute la polyphonie ; aussi, le pianiste a-t-il modifié les transcriptions existantes pour les rendre plus conformes à l’instrument. Une certaine retenue transparaît dans ce disque : on souhaiterait ainsi davantage d’ampleur et d’intensité dramatique dans le récit de la Lorelei. Le mélange de simplicité naïve et d’effusion lyrique demandé par Korngold est néanmoins très bien interprété par Sarah Traubel, le tout dans une diction limpide.

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Lieder de Mahler, Liszt, Korngold et Strauss

Sarah Traubel (soprano), Helmut Deutsch (piano)

Aparté AP288.

2021. 1 h 02 min

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