Crédit photo : Stofleth / Opéra national de Lyon

Le baryton Derek Welton a été le grand triomphateur de cette version scénique de l’oratorio Elias de Mendelssohn. Sa prestance, sa projection, l’intensité de son jeu, lui ont permis d’incarner le prophète idéal, un homme en colère et en questionnement permanent, foudroyant cet ombrageux oratorio. En 1846, Mendelssohn y avouait son amour pour Haendel et Bach. Welton, par ailleurs grandiose Amfortas dans le Parsifal de Bayreuth 2023, poursuit en 2024 l’aventure du Ring (en Wotan) sur instruments d’époque entamée par le Concerto Kölln et Kent Nagano.  À Lyon, entouré d’un cast féminin de très haute tenue (la soprano Tamara Banjesevic, la mezzo Kai Rüïtel-Pajula et l’alto Beth Taylor), l’Australien a sublimé la mise chaotique de Calixto Bieito. Toute aussi intense, la prestation des Chœurs et de l’Orchestre de l’Opéra de Lyon portés par la direction fiévreuse de Constantin Trinks.

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