Disparition de la violoniste Stoïka Milanova

Published On: 4 octobre 2024|
Temps de lecture : 2 minutes

La grande violoniste bulgare Stoïka Milanova vient de s’éteindre ce 29 septembre à l’âge de 79 ans.

Stoika Milanova ©SDP

Crédit photo : SDP

Née en 1945, d’un père violoniste et pédagogue, qui fut son seul maître jusqu’à l’âge de 18 ans, elle fut admise en 1964 dans la classe de David Oïstrakh au Conservatoire de Moscou, où elle demeura durant cinq ans. Elle s’illustre au Concours de la Reine Élisabeth en 1967, en remportant le second prix, derrière Philippe Hirshhorn et devant Gidon Kremer. Invitée par Yehudi Menuhin au Festival de Bath l’année suivante, elle remporte le Concours Carl Flesch à Londres en 1970, point de départ d’une carrière internationale de soliste particulièrement intense au cours des années 1970 et 1980. Elle se fait aussi entendre souvent en duo avec sa sœur pianiste Dora, mais aussi avec Radu Lupu ou Malcolm Frager.

On lui doit une importante discographie comprenant, à côté d’une intégrale des Sonates et Partitas de Bach et d’une vaste collection de sonates baroques, classiques ou romantiques, de brillantes interprétations des concertos de Bach, Beethoven Chostakovitch, Bruch, Glazounov, Mozart et Vivaldi, son enregistrement de ceux de Prokofiev ayant été couronné d’un Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros en 1973. On y reconnaît d’ailleurs souvent une noblesse de ton héritée de son maître Oïstrakh.

Très investie dans la transmission des méthodes pédagogiques de son père, Stoïka Milanova a enseigné au Conservatoire d’Etat du Venezuela puis à Sofia, en tant que présidente de l’Académie d’Etat, tout en donnant des classes de maître dans le monde entier. Nommée « artiste du peuple » de Bulgarie en 1978, elle laisse le souvenir d’une artiste à la fois humble et passionnée, comme d’une celui d’une pédagogue dévouée. Elle jouait un violon de Guarneri del Gesù daté de 1733 « Le Consolo ».

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