Ouverte à plusieurs cultures, Anastasia Kobekina, cette jeune violoncelliste à la sonorité profonde et ductile prend place parmi les instrumentistes les plus captivants de la nouvelle génération.

À Ekaterinbourg, sa ville natale, Anastasia Kobekina s’initie dès son plus jeune âge au violoncelle auprès de parents musiciens (son père est compositeur) et donne son premier concert avec orchestre à l’âge de 6 ans. Elle intègre ainsi en 2006 l’École centrale de musique de Moscou et se produit par ailleurs très tôt en soliste avec l’Orchestre national de Russie, Les Virtuoses de Moscou ou la Camerata Baltica.

Bourse et prix

La bourse Boris Pergamenschikow de l’Académie de Kronberg obtenue en 2012 lui permet d’étudier avec Frans Helmerson, avant de se perfectionner au CNSMD de Paris dans la classe de Jérôme Pernoo dont elle apprécie d’ailleurs l’imagination et les conseils éclairés. Suivront de nombreuses récompenses : le prix de l’Académie du Festival de Verbier, le premier prix de la Tonali Music Competition, et surtout en juin 2019 la médaille de bronze à la XVIe édition du Concours international Tchaïkovski.

Projets

Pascal Escande, après l’avoir entendue dans un concerto de Haydn, l’invite au Festival d’Auvers-sur-Oise et lui propose d’enregistrer son premier CD (pour le label DiscAuverS) en compagnie de la pianiste Paloma Kouider dans des sonates de Miaskovski, Franck et la Suite italienne de Stravinsky. Elle sera ensuite nommée BBC New Generation Artist pour les saisons 2018 à 2020 et peut ainsi donner une série de concerts en Grande-Bretagne avec de nombreux partenaires, en particulier le pianiste géorgien Luka Okros avec lequel elle forme un duo.

Anastasia Kobekina

Crédit photo : Altukhova Julia

Nationalité : russe / Âge : 26 ans
Parcours : études à l’École centrale
de musique de Moscou, à l’Académie
de Kronberg, au CNSMD de Paris
Répertoire de prédilection :
Musique baroque, Schumann,
Elgar, les compositeurs russes
et contemporains.

Résidant à Paris, francophile, attachée à la culture de notre pays et soucieuse de se perfectionner sans cesse, Anastasia prépare ainsi depuis deux ans un master à Francfort autour du violoncelle baroque sous la direction de Kristin von der Goltz. Une occasion d’entrer en résonance avec un autre univers. En avril 2019, son enregistrement sur son Giovanni Guadagnini de 1745 du Concerto n° 1 de Chostakovitch, de celui de Weinberg et de son père Vladimir Kobekin avec l’Orchestre symphonique de Berne (Clavès) reçoit d’ailleurs l’approbation de la presse spécialisée.

Les projets ne manquent d’ailleurs  pas. En effet, se prépare un CD orgue et violoncelle avec Thierry Escaich, des concerts Vivaldi avec l’Ensemble Matheus ou le Concerto de Camille Pépin… En attendant des jours meilleurs, Anastasia s’adonne aussi à ses violons d’Ingres, la photographie de portraits et la peinture.