Le pianiste Adam Laloum, « magicien des sons » comme certains le surnomment, sera ce dimanche à 11h en concert au Théâtre des Champs-Élysées. Il y interprétera la Fantaisie op. 49 et la Polonaise-Fantaisie op. 61 de Chopin puis la Sonate n° 20 D. 959 de Schubert.

Crédit photo : Harald Hoffman

Schubert, pour qui le pianiste a de l’affection depuis longtemps : « J’avais 11 ans quand j’ai joué mon premier morceau de Schubert lors d’une audition » confie celui-ci au magazine Pianiste. C’était le Quatrième Impromptu. Depuis, sa musique ne m’a jamais quitté. » Pour Adam Laloum, ce compositeur a un « rapport au temps […] complètement unique, ce qui est d’ailleurs palpable dans la longueur importante de la Sonate en la majeur D. 959 ». Selon lui, « chez Schubert, l’urgence et l’intemporalité cohabitent » et participent ainsi au mystère du compositeur. Le compositeur « prend son temps tout en livrant des moments bouleversants de rupture ».
Ce récital s’inscrit dans la continuité du cycle d’enregistrements consacré à Schubert pour Harmonia Mundi. Même si Adam Laloum affirme que Schubert fera toujours parti de son répertoire, il déclare aujourd’hui se diriger vers des compositeurs comme Chopin, avec une envie d’approfondir, de voir, comment il écrit sa musique et de comprendre son langage. S’il s’est toujours penché sur les œuvres des romantiques allemands, il a jusque lors peu fréquenté Chopin ou Liszt. Se dessinent ainsi de nouvelles trajectoires.

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