10 musiques pour Noël
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Cinq siècles de création pour célébrer Noël, sa joie comme son mystère.
1. Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Oratorio de Noël : « Jauchzet frohlocket »
Le chœur d’ouverture de l’Oratorio de Noël : un classique, certes, mais est-il possible de fêter Noël avec autant de joie et d’enthousiasme, de mobiliser aussi efficacement l’auditeur ?
RIAS Kammerchor, Akademie für alte Musik Berlin, René Jacobs (direction).
Harmonia Mundi (2 CD). 1997.
2. Johann Sebastian Bach
Orgelbüchlein : Choral « Der Tag, der ist so freudenreich » BWV 605
On reste dans la célébration enjouée de la Nativité. « Le jour qui est si joyeux » indique le titre de ce choral. René Saorgin en offre une lecture d’une délicatesse et d’une tendresse infinies.
René Saorgin (orgue de la cathédrale Saint-Pierre Luxeuil).
Harmonia Mundi (1 CD). 1982.
3. Cristóbal de Morales (ca. 1500 -1553)
Puer natus est nobis
Monodie pour Noël aux origines très lointaines, adoptée par de nombreux compositeurs tels Lassus, Byrd ou Tallis qui en a même fait une messe.
Weser-Renaissance Bremen, Manfred Cordes (direction)
CPO (1 CD). 2013.
4. Tomás Luis de Victoria (1548-1611)
O Magnum Mysterium
Sur la base d’un chant grégorien consacré au mystère de la Nativité, comme l’indique son titre, Victoria, comme bien d’autres (Morales, Gabrieli, Palestrina, Scarlatti), a conçu une riche polyphonie. Il l’a également retenu pour écrire une messe.
Chœur de la cathédrale de Westminster, David Hill (direction).
Hyperion (1 CD). 1985.
5. Heinrich Schütz (1585-1672)
Histoire de la Nativité, SWV 435 : « Fürchtet euch nicht »
« N’ayez pas peur » lance l’Ange dans cet oratorio de Noël. « Je vous annonce une
bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. » Schütz confie naturellement la voix de l’Ange à une soprano.
Vox Luminis, Lionel Meunier (basse et direction)
Ricercar (1 CD). 2024.
6. Antonio Vivaldi (1678-1741)
Concerto pour violon en mi majeur, RV 270, « Il riposo per il Santissimo Natale »
Qui pense Noël entend des voix. Mais la musique instrumentale avait également sa place à l’église. Vivaldi contribua à étoffer ce répertoire sacré instrumental.
Il Giardino Armonico
Teldec (1 CD). 1992.
7. Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Cantate « Unser Mund sei voll Lachens », BWV 110
« Que notre bouche soit emplie de rires / et notre langue de chants d’allégresse / Car l’Éternel a fait pour nous de grandes choses » entonnent le chœur et l’orchestre dans cette fête avec flûtes, hautbois, trompettes et timbales. Dans le chœur introductif de cette célébration du 25 décembre 1725 à Leipzig, Bach recycle le premier mouvement de sa Suite pour orchestre n° 4.
Monteverdi Choir, English Baroque Soloists, John Eliot Gardiner (direction)
Soli Deo Gloria (2 CD). 2000.
8. Hector Berlioz (1803-1869)
L’Enfance du Christ : « Ô mon cher fils »
« Ô mon cher fils, donne cette herbe tendre / A ces agneaux qui vers toi vont bêlant » chante Marie dans un duo avec Joseph. L’Enfance du Christ n’est pas destiné à la liturgie et fut créé dans une salle de concert, à Paris, en 1854. Mais la première partie de cette « trilogie sacrée pour solistes, chœur, orchestre et orgue » commence par Le Songe d’Hérode qui se termine dans l’étable de Bethléem.
Véronique Gens (Marie), Olivier Lallouette (Joseph), La Chapelle Royale, Collegium Vocale, Orchestre des Champs-Élysées, Philippe Herreweghe (direction)
Harmonia Mundi (2 CD). 1997.
9. Francis Poulenc (1899-1963)
Motets pour le temps de Noël : « Videntes stellam »
Au début des années 1950, Poulenc compose quatre motets pour Noël d’après des modèles latins dont le « O magnum mysterium » déjà mentionné. Quatre motets pour chœur mixte a cappella dans lesquels se mêlent lumière et ombres.
Accentus, Laurence Equilbey (direction)
Accord (1 CD). 1996.
10. Benjamin Britten (1913-1976)
A Ceremony of Carols : « In Freezing Winter Night »
Cette étonnante composition pour chœur d’enfants (ou de femmes) ne dispose que d’une seule harpe pour tout accompagnement. Dans cette « nuit glaciale de l’hiver », les tremblements des cordes semblent imiter ceux de l’enfant : « Voici un bébé tendre et naïf / Dans la nuit glaciale de l’hiver / Dans une mangeoire modeste, tremblant, couché ». Les voix s’agitent comme si elles espéraient ainsi le réchauffer.
St John’s College, Cambridge, John Guest (direction).
Decca (1 CD). 1965.





